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L'Approche Centrée-sur-la-Personne

selon Carl R. ROGERS

A) Mon résumé

B) Le descriptif d'une cliente

C) La définition par un client

D) L’ACP et les 5 sens, par Pascal Bertolone

 

A) Mon résumé

Cette approche de la relation d'aide a été développée par Carl Ransom ROGERS, psychologue américain, depuis les années 1950. Pour situer cette approche dans les grands courants de la psychologie : Elle fait partie de la famille "Psychologie Humaniste", à différencier de la Psychanalyse et du Comportementalisme.

 

Utilisée dans presque tous les pays du monde, elle est entre autres très connue par les enseignants, puisqu'elle n'explique pas uniquement les situations psychothérapeutiques, mais toute relation humaine.

 

Le principe de base

est le postulat de la tendance actualisante, innée à tout être vivant. C'est la force intérieure qui nous fait évoluer, changer, pencher vers ce qui nous fait avancer, nous aide à utiliser toutes nos forces. Nous savons tous que ces forces ne sont pas toujours disponibles: des perturbations du monde environnant, nos propres expériences et situations concrètes nous font stagner dans cette croissance.

Le but de l'approche centrée sur la personne est de créer le climat qui permet au mieux la croissance libre de chacun.

 

Technique

Le psychothérapeute – ou l'éducateur etc. – créé le climat permettant à la tendance actualisante en mettant en œuvre des comportements et attitudes, que Rogers résume sous 3 variables :

Ø      Regard positif inconditionnel

Ø      Congruence

Ø      Empathie

 

"Regard positif inconditionnel" signifie qu'on fait sentir à l'autre qu'il a en lui cette force d'évoluer vers un être riche et accompli. Et sans condition implique qu'il n'est pas obligé de suivre nos indications, conseils etc., mais qu'il y arrivera à sa manière.

"Congruence" veut dire que l'intervenant doit être lui-même, ne pas se cacher derrière un rôle. L'intervenant fait vivre, résonner en lui ce qu'il entend de l'autre. C'est une personne qui entend, pas un être neutre.

"Empathie" est le fait de restituer à l'autre ce qu'on a entendu. C'est essayer de sentir au plus près ce qui se passe chez lui et le lui dire, pour que l'autre puisse voir avec d'autres yeux les idées et l'image qu'il laisse paraître.

 

Toute cette "technique" ressemble davantage à un art qu'à une application technicienne. On ne peut pas faire semblant d'avoir un regard positif, on est vrai ou on ne l'est pas. Etre vraiment avec l'autre, le comprendre, est autre chose que de l'analyser, décortiquer.

Il ne s'agit pas non plus d'un "laisser-faire", comme on le reproche souvent à l'approche "non-directive" (qui est son ancien nom) : comprendre l'autre peut tout à fait inclure d'entendre son besoin de limites, d'encardement, d'enseignement.

 

 

B) Voici la définition de la part d'une cliente :

Approche centrée-sur-la-personne

 

1.     La relation thérapeutique dans un espace protégé et encourageant

 

Au début d'une rencontre avec un thérapeute, que ce soit en face-à-face ou par Internet, il y a le besoin urgent d'aide et la crainte de ne pas être entendu, voire de ne pas pouvoir se faire comprendre, ou d'être manipulé sans s'en rendre compte.

 

Pour un thérapeute rogérien, c'est le moment de faire ressentir son respect pour la cliente/le client, de l'écouter sans juger ou prescrire ce qu'il faut faire ("Regard positif inconditionnel") et d'essayer de la/le comprendre dans le contexte de sa vie ("Empathie" ). Par ma propre expérience en tant que cliente, je sais que le moment de réaliser qu'il n'y a aucun besoin de se défendre et justifier peut durer. On ne sait pas exactement de quoi on est en quête. Quant à moi, je comprenais intellectuellement que mon thérapeute n'était pas là pour prendre mal ce que je ressentais ou vivais, mais ça n'a fait tilt que quand il a compris mon grand besoin d'être rassurée physiquement et quand j'ai senti que mon être jaillit comme un éclair en lui en une fraction de seconde. Quel soulagement ! Il m'avait ôté un poids.

 

Dans la mesure où l'on se sent à l'aise et accepte cette bienveillance, on peut risquer de s'ouvrir peu à peu et de regarder la pire des catastrophes personnelles de près sans que qqn vous tire dessus. La séance devient un espace protégé dans lequel on peut formuler une première approche sans devoir craindre les conséquences ou être obligé de passer tout de suite à l'acte. Jusqu'au jour où l'encouragement tranquille et discret du thérapeute et la lutte personnelle pour une plus grande autonomie et maturité commencent à être efficace, dans le sens que l'énonciation des angoisses et "l'exercice" verbale lors des séances vous procurent des forces pour réaliser ce que vous avez évité jusqu'alors. ("Tendance actualisante"). Bien sur, le monde ne se (re-) fait pas en un jour et j'ai appris à accepter qu'il y a des échecs suite à un moment choisi trop tôt, et que l'on ne peut pas évoluer à tous les étages en même temps.

 

2. Interactions entre thérapeute et client

 

Un thérapeute rogérien ne joue pas le rôle d'une blouse blanche qui sait ce qu'il faut faire mais essaie de rester lui-même et de transmettre ses propres réactions et sentiments vis-à-vis de son client. ("Congruence"). Ceci permet une communication directe, et une plus grande honnêteté des deux côtés, car d'habitude, il y a toujours un décalage entre le vécu et l'annonce de ce vécu, souvent filtrée en raison de contraintes sociales (par ex. parce que l'on prend ses égards pour ne pas blesser la personne visée, ou par crainte, tant qu'une position inférieure ou à égalité ou un besoin d'aide sont traduits par faiblesse ou manque de qualification professionnelle etc) Tous ces jeux de cache-cache ne sont pas nécessaires, voire mêmes nuisibles au lien thérapeute-client.

 

Cependant, c'est peut-être la partie la plus difficile à réaliser car les réactions spontanées peuvent provoquer des malentendus et, par la suite, perturber la relation thérapeutique.

C'est ainsi que j'étais sérieusement blessée lors d'une séance, quand mon thérapeute avait établi, suite à mon expression d'être un "coach", un lien entre l'argent et mon soutien pour qqn, parce qu'il ne voyait que le sens sportif du mot, alors que pour moi, c'était uniquement un synonyme pour soutien moral, encouragement. Suite à ces interprétations différentes du mot et ma sensibilité particulière pour tout ce qui est lié à la corruptibilité (ce qu'il ne savait pas), nous n'étions pas capables, lors de l'entretien, de revenir sur ce point. Je boudais dans mon coin pendant plusieurs jours et étais complètement bloquée, avant d'avoir la bonne idée de lui demander une explication...

Dans ces cas-là, il vaut mieux prononcer ces sentiments négatifs afin de pouvoir continuer sur une base encore plus renforcée, parce que l'on est passé par un moment difficile au cours duquel s'est révélée une confiance solide.

 

C) Définition par un client

L’approche centrée sur la personne: une interprétation par Pascal Bertolone

En prenant ces trois mots séparément, on peut associer les termes suivants:

  • Approche : Prise de contact
  • Centrée : Précise
  • Sur la personne : le Moi

Pour moi, cette thérapie est un non seulement un moyen de se recentrer, mais aussi une forme d’approche afin de mieux comprendre les autres et ainsi de parfaire sa personnalité. Il est vrai que les termes d’empathie, de congruence ont tendance à freiner les personnes cherchant de l’aide et peu habituées aux termes techniques. Rien que le fait de prendre la décision de suivre une thérapie pour quelqu’un est un grand pas. Reste l’épreuve du premier contact: Va-t-on me comprendre et surtout ressentir mon malaise?

 L’avantage de cette thérapie est que non seulement le client (qui n’est pas un "patient" car il n’est pas nécessaire d’être "malade" pour faire une thérapie) profite du thérapeute, mais aussi que le thérapeute a l’immense occasion d’élargir son horizon, son expérience, en apprenant du patient et en lui faisant comprendre qu’il n’est pas là pour lui donner des directives, mais plutôt pour lui donner l’occasion de s’orienter vers une meilleure voie. Je ressens le thérapeute comme le sportif son coach. Il voit ce que je ne vois pas, ce qui m’est inconscient et de ce fait, j’ai l’occasion d’améliorer ma technique. Car comme pour les sportifs, la gestion mentale est souvent aussi importante que la préparation physique. Se mettre en confiance, faire face à son problème, pouvoir l’approcher pour mieux le gérer, voilà ce que représente un thérapeute pour un client.

Nous ressentons souvent nos émotions par notre corps et n’en prenons pas conscience. Quel soulagement lorsque c’est chose faite! Le thérapeute fera absolument tout ce qui est en son pouvoir pour comprendre le client et aborder son problème. Le client se doit aussi d’être honnête vis-à-vis de soi-même afin de pouvoir travailler non seulement sur son problème mais aussi sur sa personne. Il n’est pas rare que le client ne soit pas d’accord sur l’interprétation du thérapeute. Dans ce cas il est impératif pour le client de faire savoir au thérapeute que sa vue des choses est fausse, et cette situation est pour le thérapeute l’occasion d’apprendre de la part du client.

A l’instar de la psychothérapie de Freud et Jung, l’approche centrée se définit plutôt comme humaniste. On ne recherche pas de symboles pouvant signifier quelque chose, on se concentre sur le client, sa personne, sur l’ici et le maintenant, sur la compréhension et la chaleur humaine. En principe, quelque chose de très simple mais de si compliqué pour quelqu’un de l’extérieur. Prendre un enfant dans ses bras, lui procurer de la sécurité est souvent plus facile qu’entre adultes. Cette thérapie m’a permis de montrer plus de cœur, de ne pas avoir peur d’exprimer ce que je pense, car le ridicule ne tue pas. S’ouvrir, partager ses sentiments est quelque chose d’inestimable car le respect du thérapeute est de coutume.

 

D) L'approche centrée sur la personne et les cinq sens:

La légende dit que la personne sur le point de se transformer en loup-garou se rend compte de l'acuité de ses sens, se sent plus fort, plus sûr de lui.
L'approche centrée sur la personne éveille-t-elle  le loup-garou qui sommeille en chacun de nous? Comment interprétons nous l'acuité accrue de nos sens lorsque que nous ressentons une situation analogue à celle que nous avons vécue inconsciemment?

L'ouïe

En ne coupant pas la parole. En s'imprégnant des mots que l'on entend, et pourquoi pas, en les visualisant. En se rendant compte de leur force, de
leur valeur (ce qui n'est pas toujours facile). Cela représente, selon moi,
un certain respect vis-à-vis de la personne concernée, mais aussi du
réconfort, de la chaleur.

La parole

Sur ce point, l'approche centrée sur la personne permet aussi, à mon avis, de communiquer plus clairement dans tous les sens du terme et tout
particulièrement en situation de conflit, à condition bien sûr que chaque
partenaire accepte de trouver un point commun au problème. Ce qui ne se
limite pas seulement de "trouver les mots justes" dans une situation
difficile, mais aussi de dire la vérité telle qu'elle est (en prenant
peut-être l'exemple sur un enfant?)

L'humour permet dans certains conflits aussi de "remettre quelqu'un en
place", par exemple en décrivant une situation ridicule

Le toucher

Associé à l'écoute et à la parole, c'est un élément non négligeable. Très
important: savoir faire comprendre qu'un geste de chaleur humaine n'a pas de connotation sexuelle. Il apporte la confiance, redonne de l'espoir, confirme l'écoute et donne une identité tactile au contact.

La vue

Observer veut aussi dire être à l'écoute de l'autre, prendre part à la
conversation et montrer une présence confidentielle. Interpréter les signes
corporels de l'autre.

L'odorat

En se rappelant d'un parfum, d'une odeur quelconque, nous avons tendance à nous remémorer certaines situations. Pourquoi ne pas leur redonner vie, montrer que l'on n'oublie pas?

La communication repose sur l'acuité que nous devons porter à ces cinq sens et la rendre encore plus fascinante. Ainsi, le Petit Chaperon Rouge qui tombe dans le panneau du grand méchant loup n'est plus qu'une légende.

 

Un grand merci aux clients

pour le partage de leur vécu et leur point de vue !

 

La thérapie est un échange de deux personnes qui s'impliquent totalement, honnêtement.

 

Enlevons ensemble les cailloux sur votre route.