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A l'écoute des
clients
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Témoignages
de clients
Avec leur accord pour la publication, je livre des témoignages de
clients de thérapie et conseil en ligne qui permettent
- aux personnes, qui réfléchissent sur l'opportunité d'engager un travail
par Internet de voir comment cela s'est passé pour d'autres
- aux clients "expérimentés" de comparer et relativiser
leur propre expérience
- aux professionnels d'avoir des éléments d'expérience de vécu
- aux spectateurs d'avoir une vue plus objective de ce qu'une
personne peut vivre en thérapie.
Il s'agit d'écrits sollicités de ma part, servant en même temps à la
réflexion pour la personne, en fin ou en cours du travail commun, destinés à
parler de manière personnelle de sa propre histoire dans une situation
spécifique.
Les écrits ne sont pas modifiés ou censurés.
Cliente D (nouveau)
Cliente A
Cliente B
Client C
Suite Client C
Cliente A
Le pourquoi : Souffrance insoutenable.
Le besoin impératif de se confier.
Qualités rencontrées chez
l’interlocuteur :
-
une écoute sans
jugement.
-
a su éclaircir
l’horizon.
-
a fait ressortir les
points forts.
-
a réussi à faire
prendre conscience que des sentiments tels que la jalousie, la colère…
n’étaient pas honteux.
-
Sa sérénité a
redonné un peu de calme à ce qui bouillonnait.
-
A su provoquer une
réflexion personnelle et un retour sur soi.
-
A redonné
confiance.
Sentiments éprouvés pendant les
séances :
Au tout début, une gêne de se « mettre à
nu », on se sent devenir tout petit. Puis peu à peu une confiance
s’installe et on se dit : « tiens ! quelqu’un
m’écoute » « quelqu’un s’intéresse à moi ! » et on se
laisse aller.
Sentiments éprouvés après chaque
séance :
Une certaine nervosité, un trouble qui perturbe les
nuits, un besoin de faire le point et de remonter aux sources. Une prise de
conscience que cette déprime était inéluctable : la goutte d’eau a
fait déborder le vase. Une certitude : agir.
Réactions :
Des moments d’euphorie ont ensuite succédé à des
moments de profonds découragements.
Des réactions épidermiques : seuls moyens( pour le
moment ) de « vider son sac », seul moyen de faire prendre
conscience au conjoint qu’il a trouvé les limites.
Actions :
C’est ce qui reste trouble et qui doit être mis en
place pour que la guérison soit totale.
Conclusions :
Une prise de conscience de ne pas avoir honte de ses
sentiments.
Reprendre confiance en soi.
Que le chemin est peut-être encore long : c’est
une période de convalescence.
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Cliente B
Quand j'étais à
la recherche de quelqu'un qui pouvait m'aider à faire le point et à
m'unifier, il y a quelques mois, je savais parfaitement ce que je ne voulais
pas: être un instrument docile dans les mains d'un fanfaron avec des
œillères (spécimen qui me semble être particulièrement répandu en
Allemagne...). Comme l'Internet est un moyen parfait pour filtrer en un
rien de temps ce dont l'on a besoin, et pour faciliter aux timides un
premier contact, je rentrais alors dans plusieurs moteurs de recherche:
"au secours". "conseils online", "psychologie
humaniste".
J'ai eu de la
chance car je tombais sur le site www.psy.conseil.as,
qui représentait ce que j'avais tellement espéré (l'écoute sans
manipulation et un cadre bienveillant et encourageant); d'autant plus parce
que je trouvais une description brève des idées philanthropes de C. R.
Rogers qui me mettaient à l'aise. Double chance: je pouvais m'exprimer en
allemand et en français, bien que j'aie finalement opté pour le français,
l'allemand s'avérant trop encombrant pour les affaires de cœur.
..J'ai mis
longtemps à réaliser que mon thérapeute est loin de me reprocher quoi que
se soit... Nous entamions nos échanges au début par courriel car je n'avais
pas les moyens de télécharger le logiciel ICQ qui permet un dialogue
direct. Une thérapie réduite à l'échange de e-mails est malheureusement
soumise à beaucoup de malaises, de mauvaises interprétations et malentendus
des deux côtés dus aux décalages des réponses et à mon changement que mon
thérapeute ne pouvait pas tout à fait comprendre à distance. Puis, le
manque de gestes, d'une voix, d'un visage n'arrangeait pas les choses. Il
s'agissait d'un climat qui ne permettait une évolution qu'au ralenti et que
même une rencontre réel (pour nous donner une idée l'un de l'autre, malgré
les quelque 1000 km
entre nous) ne pouvait pas tout à fait améliorer. Je me suis sentie tantôt
comprise et touchée par cette compréhension sensible, tantôt totalement
repoussée, c'était comme une douche froide.
Il a fallu
délimiter le cadre de la relation thérapeutique... J'accorde une importance
essentielle à la dimension corporelle, à me retrouver "dans une
réalité de compassion". Ce n'est donc seulement qu'après quelques
séances sur le chat direct que j'ai enfin ressenti ce grand soulagement
d'être non seulement acceptée de la part de mon thérapeute, mais d'avoir le
droit d'être telle que je suis. Ce qui me frappe est que, même lors de la
lecture des livres de C. R. Rogers ou sur l'ACP, je n'ai jamais su me
brancher sur ce niveau profond de compréhension de moi-même. Rogers aurait
certainement dit "normal, le secret est la relation thérapeutique"...
.. Depuis ce
moment, je peux dire que j'avance nettement, même si je n'ai pas tous les
jours le courage de me livrer à mes problèmes, et que je suis déçue quand
la séance hebdomadaire sur ICQ ne tombe pas sur un moment révélateur (qui
peut, néanmoins, suivre quelques jours après).
Je suis
embarquée - vulnérable et incertaine, mais séduite par le chemin d'une
meilleure humanité.
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Client C
J'ai bien mis
une année avant de me décider à suivre une thérapie. Mon amie m'avait parlé
des idées de C. Rogers, mais je n'avais pas le courage de parler en
présence d'une personne que je ne connaissait pas. Elle m'a dit alors qu'il
était possible de suivre une thérapie en ligne, par E-Mail ou Chat.
Je me rends
compte à posteriori que cette méthode dépend non seulement de la
personnalité du client mais aussi de celle du thérapeute. Comment allais-je
arriver à me confier alors que je ne savais pas à qui j'allais m'adresser?
De quelle façon m'approcherait-on? Comment faire ressentir ce que je
voulais dire et que je ne comprenais pas moi-même? Etant quelqu'un qui
porte beaucoup d'importance au regard, toucher, à l'odeur, je n'en étais
pas très sûr, mais j'avais besoin d'un premier contact, d'une aide, d'un
starter pour essayer de me comprendre.
Je fis donc
appel à une thérapeute travaillant selon la méthode de C. Rogers. Je lui
fis parvenir un E-Mail en lui demandant de m'aider. La réponse fût prompte,
sensible, sympathique. Elle voulût d'abord savoir qui j'étais, ce que je
faisait dans la vie, des détails sur ma famille, etc. Ce fût alors que je
vidais mon sac, je me confiais à elle mes peurs, mes difficultés en
écrivant absolument tout ce qui m'était important. Les réponses ne me
satisfaisaient pas pour plusieurs raisons: quand j'écris un E-Mail ou bien
une simple lettre, je veille à ce que celle-ci soit structurée de façon à
ce que la personne qui la
lise COMPRENNE vraiment ce que je veux dire, qu'elle
puisse réagir adéquatement, que la réaction soit positive ou négative.
J'attendais une réflexion de ce que je voulais faire passer. Je savais
qu'il se passait quelque chose en moi, mais je n'arrivais pas à le traduire
et c'était ce que j'attendais de cette thérapie. J'eus souvent des réponses
du genre "Stream of Consciousness". Des phrases contenant beaucoup
de points de suspension, j'avais simplement l'impression que les mots
étaient "jetés" sur le papier. Ce qui ne voulait absolument pas
dire que je lui reprochais d'être désintéressée, au contraire. Je ne savais
pas comment réagir vis-à vis de telles phrases. TOUT ce que j'écrivais me
faisait mal. A la fin d'un tel courrier, j'étais vidé mentalement.
J'attendais une réponse m'allant au cœur. Je n'attendais pas de directives
mais un mot, une phrase me permettant de m'ouvrir une voie. Je lui ai une
fois dis que j'avais l'impression d'être allongé sur un sofa et de parler à
Freud. Je crois que j'avais envoyé une flèche empoisonnée et je lui
demandais de réagir. Préférant d'emblée un contact plus direct, je lui
demandais s'il était possible de communiquer par Chat. Elle me répondit que
ça n'était pas son truc, que le Chat était bien pour parler de la pluie ou
du beau temps, pour draguer (ma réaction:??????). Il lui était très
important de prendre son temps pour répondre à mes E-Mails, de me
ressentir. Je respectais cette réponse mais je n'étais pas assez stable
psychiquement pour "attendre".
Je me décidais
donc de suivre une thérapie en contact direct avec le thérapeute. Pour cela
il me fallait attendre 6 semaines... J'avais peur de "péter les
plombs", je ne pouvais pas attendre jusqu'au premier rendez-vous. Afin
de surmonter ce laps de temps, j'essayais quand même avec un autre
thérapeute de communiquer par E-Mails.
Ce fût une
toute autre approche: en cinq échanges par E-Mails, il avait réussi à me
faire prendre conscience de ce qu'il se passait en moi, j'étais passé du
niveau 1 au niveau 5 en étant très conscient de ce qui m'arrivait. Les
réponses étaient rapides, touchantes, il me ressentait. Rien que ce fait me
troublait, mais je pouvais réagir, je pouvais faire passer ce que je
ressentais. Ce fût une phase très dure. Lors de notre dernier échange par
E-Mail, nous avons tous les 2 remarqué que nous n'étions plus synchronisés
sur certains faits, et il me demandais si j'étais intéressé par un Chat
direct. C'était pour moi un passage naturel à une méthode plus directe, ce
qui m'intéressait encore plus. Nous eûmes 2 échanges par Chat d'une durée
de 25 minutes chacun. Le Chat direct est d'autant plus intéressant qu'il
permet d'éliminer les malentendus tout de suite afin de poursuivre le
dialogue sans accrochages. Mon seul problème fût le temps. Je voulais dire
beaucoup et je jetais incessamment un coup d'œil sur ma montre. Je me
sentais un peu sous pression, comme la personne qui a mis de l'argent dans
un parcmètre et qui se rend compte qu'elle n'a plus que 5 minutes avant
l'infraction. Mais je dois dire que le contact par Chat est beaucoup plus
intensif que par E-Mail.
Je vais bientôt
commencer ma thérapie directe avec une thérapeute non seulement
"rogérienne" mais aussi "gendlinienne" et suis certain
que les précédentes formes de thérapie m'ont donné une structure solide
afin d'approcher cette nouvelle expérience
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Suite Client C
Il y 6 mois, je commençai une thérapie selon la méthode de l'approche
centrée sur la
personne. Je m'étais décidé pour une thérapie sur
Internet, en Chat avec ICQ. Il y a quelques jours, j'ai relu mes premiers
entretiens. Je fus horrifié par ce que je venais de lire. Il m'a fallu du
temps pour comprendre que j'étais cette personne qui écrivait ces lignes,
une personne au bord du gouffre avec en elle une souffrance
incommensurable. Je dois dire que cette lecture m'a mis un coup de blues,
mais il n'était pas question pour moi de m'attarder là-dessus. J'ai été
pendant longtemps une personne percluse de doutes, même avant ma thérapie.
Un écorché. J'ai menti, raconté des histoires fantaisistes, joué un rôle,
celui du comique der service, mais le clown était toujours triste après la représentation. Je
voulais toujours être au service des autres, aider, être là. C'était comme
un besoin. Mais je n'avais jamais eu en retour ce que j'attendais: de la
compréhension, de l'attention. Ce qui ne v eut pas dire que j'étais
malheureux. Je jouais encore et encore, mais je ne me connaissais pas. Lors
d'un choc émotionnel et d'une fatigue psychique qui m'avait ôté toutes mes
facultés, je fus orienté par mon amie sur le chemin de l'approche centrée
sur la personne. Je
découvris que l'âme est encore plus compliquée que je ne le croyais. Je
suis aussi une thérapie directe avec la méthode focusing. Ce fût la
première fois que l'on fit sortir des images de ma conscience, je voyageais
dans mon moi et ressentais mon corps réagir à ces images. Je suis reparti
en tremblant et les larmes au bord des yeux. Ce n'était pas un mal, mais plutôt
un soulagement que je ne pouvais pas interpréter avec des mots. Je suis, et
j'essaye d'être à l'écoute de mes proches, pas toujours facile mais
possible. Mes peurs deviennent peu à peu des obstacles franchissables. Je
ne suis pas encore prêt à tout affronter et chaque moment de doute me
freine un peu pour me faire repartir avec de l'espoir.
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Cliente D
J'ai fait la connaissance avec Willi Roes en lisant sa thèse sur
Psycho-ressources. Sa démarche m'a intéressé et surtout remuée au fond de
moi. Travaillant seule chez moi pour améliorer mon couple, mes lectures me
laissaient insatisfaites et surtout peu sûre que mes insistances à sauver
cette relation ne cachait pas en fait une grande peur et insécurité.
Rendez-vous pris avec Willi pour un premier entretien sur icq, là j'ai
avancé très vite. Les prises de consciences se sont déroulées sur 3
entretiens espacés d'une semaine chacun.
Au début, j'étais très très mal, déroutée par cette relation
quasi-conjugale qui prenait l'eau de toute part, et au fil de mes phrases
échangées avec le thérapeute, je me suis découverte, j'ai appris à rire de
moi et de mes émotions. J'ai fait le bilan bien malgré moi, et suis arrivée
à comprendre que cette relation n'avait que trop duré, et surtout était la
cause de mon mal être.
J'étais arrivée à me retrouver, et à me pardonner de m'être tant fait de
mal.
Ces entretiens m'ont permis personnellement à me recentrer sur moi et
non plus sur l'autre, et à vivre mes émotions autrement.
J'ai arrêté les séances par problème financier insoluble, mais je sais
que si j'en ai besoin je trouverais l'écoute et l'aide professionnelle dont
j'ai besoin. D'autre part, j'ai trouvé aussi en plus de la relation
professionnelle une vraie écoute, où le problème financier passe au
deuxième plan, une qualité relationnelle vraie.
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Enlevons ensemble les cailloux sur votre route.

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